Déconfinement : de nouvelles étapes très attendues au mois de mai

16 avril 2021

Hier soir, le président de la République s’est entretenu par visio-conférence avec une quinzaine de maires, puis avec des ministres. L’objectif ? Arrêter un calendrier de retour à la normale, avec notamment des dates pour la réouverture des terrasses de cafés et restaurants, des lieux de culture, des commerces dits non essentiels, etc. Quelles sont donc, pour l’heure, les dates retenues ? Y aura-t-il des protocoles à respecter ? Où se situe la France par rapport à ses voisins européens ?

Aperçus dans la presse...

Le Parisien : Ecole, terrasses, musées... Macron lance le chantier d’un déconfinement par étapes

Comment éviter la sinistrose ? Alors que le cap des 100 000 décès liés au Covid-19 vient officiellement d’être franchi en France et que l’espérance de vie des Français recule pour la première fois depuis la Seconde Guerre mondiale, l’exécutif a voulu insuffler, ce jeudi 15 avril, un peu d’espoir en esquissant la sortie de crise.

Tout a commencé par une visioconférence organisée avec une quinzaine de maires. Devant ces élus de terrains, Emmanuel Macron confirme que l’ouverture progressive des terrasses, annoncée pour la mi-mai, reste d’actualité. Idem pour le calendrier de retour échelonné à l’école, prévu le 26 avril pour le primaire et le 3 mai pour les collèges et lycées en présentiel. « Il n’y a pas de remise en question, car c’est essentiel », se justifie le chef de l’Etat.

Pour le reste des activités, le président détaille un système de « phases » successives de « deux à trois semaines », où l’étau des contraintes serait desserré par palier. Une gradation qui permet de « voir comment ça se passe » avant d’enchaîner sur l’étape suivante. Côté culture, les musées pourraient rouvrir rapidement.

Deux heures plus tard, c’est au tour des ministres d’avoir rendez-vous avec le chef de l’Etat. Objectif : « commencer à se caler, que chacun fasse ses propositions en les confrontant avec celles des autres pour étudier leur faisabilité, leur compatibilité et un possible calendrier d’exécution », résume un ministre. Certains arrivent avec des pistes concrètes. Le secrétaire d’Etat au Tourisme Jean-Baptiste Lemoyne plaide, par exemple, pour une réouverture des restaurants d’hôtels pour les clients de ces établissements.

Ces derniers jours, l’exécutif a décortiqué le modèle britannique. « Quelque chose de précis, avec des phases, secteur par secteur, activité par activité, dit un membre du gouvernement. En Angleterre, ça a plutôt été bien perçu par l’opinion, car cela a permis de tracer des perspectives concrètes à moyen terme. ». Enfin, le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal confirme que « certains lieux culturels et certaines terrasses rouvriront à la mi-mai », dans une interview accordée aux Echos. Il se félicite d’« un début de stabilisation au niveau national » de la situation sanitaire.

Reste toutefois une inconnue, parfois capricieuse, à prendre en compte : les conditions météo. Un ministre glisse : « On ne déconfine pas un pays de la même manière si on a des journées à plus de 13 degrés qu’avec des journées avec moins de 13 degrés ».

AFP : Écoles, terrasses, musées : Macron maintient son calendrier de réouverture

Emmanuel Macron a indiqué, jeudi 15 avril au soir, à une quinzaine de maires, qu'il comptait toujours rouvrir les musées et les terrasses à partir de la mi-mai, avant de poursuivre une réouverture progressive, par étapes « toutes les trois semaines si tout va bien », ont indiqué à l'Agence France-Presse plusieurs participants à cette visioconférence. Le chef de l'État a également confirmé que les établissements scolaires rouvriraient aux dates prévues (26 avril pour les écoles et 3 mai pour les collèges et lycées), dates selon lui « gravées dans le marbre », a précisé un maire.

Le président de la République a laissé entendre que les réouvertures pourraient être « territorialisées » en fonction des situations sanitaires dans les différentes régions, pour « ne pas rejouer le déconfinement de mai dernier », selon plusieurs maires. Aucune date n'a été donnée précisément pour la réouverture des restaurants, qui interviendrait dans un deuxième temps. 

Quant aux établissements scolaires, « pour certains, le retour en classe pourrait se faire par demi-groupe » avec davantage de tests salivaires dans les écoles des régions les plus frappées par l'épidémie, a poursuivi Gabriel Attal. Des autotests pourront aussi y être proposés. Le chef de l'État a également évoqué devant les maires la possibilité d'un « plan de relance de deuxième génération, construit avec les élus locaux », selon un participant à la réunion.

Le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal dit espérer une baisse de la pression sur l'hôpital « peut-être dès la semaine prochaine », alors que la France a franchi la barre des 100 000 morts jeudi.

« Rien ne serait pire que de dire à la mi-mai : ‘On commence à tout rouvrir’et quinze jours ou trois semaines plus tard, parce que le virus revient, on soit obligé de tout refermer », a jugé pour sa part sur France 2 le ministre de l'Économie, Bruno Le Maire, après la réunion à l'Élysée. « Nous ferons tout ce qui est possible d'abord pour nous débarrasser du virus, et ensuite pour engager à la mi-mai la réouverture progressive d'un certain nombre de commerces », a-t-il expliqué, sans donner de détails sur les protocoles de réouverture des établissements accueillant du public, qui sont négociés depuis plusieurs semaines avec les organisations professionnelles.

Les échos : Emmanuel Macron peaufine un déconfinement par étapes

Quelle date pour rouvrir terrasses, restaurants, cinémas et théâtres, quelle évolution du couvre-feu et du télétravail, quid du pass sanitaire… ? La sortie du troisième confinement hybride mis en place dans toute la France début mai se précise. Alors que le cap des 100.000 morts a été franchi, Emmanuel Macron veut montrer qu'il y a un horizon. Toute la difficulté étant de ne pas s'enfermer trop tôt dans des dates et des paliers intenables. Jeudi soir, il a tenu à l'Elysée une réunion avec Jean Castex et les ministres concernés pour préparer cet agenda de réouverture.

« L'objectif est que, dès que la situation sanitaire le permettra, on puisse alléger ces règles, par exemple celles sur le télétravail », a rappelé la ministre du Travail Elisabeth Borne. A l'Elysée, l'entourage du président promet une gestion très fine du déconfinement. « L'exécution dans les détails sera clé si on ne veut pas faire du stop-and-go », estime un conseiller.

« Les protocoles peuvent être encore améliorés mais, globalement, on les a. L'important, c'est surtout qu'ils soient vraiment appliqués et dans les temps », insiste une source gouvernementale, qui s'inquiète toutefois de l'objectif du 15 mai. « Ce n'est pas la peine d'insister là-dessus, cela fait montrer la pression. Il faut que les gens aient bien en tête que comme pour le 11 mai dernier, tout ne va pas rouvrir d'un coup. »

Après plusieurs mois de contraintes, la lassitude des Français, et notamment des jeunes, se fait de plus en plus forte. Dans les milieux économiques, la réouverture est une urgence, car certains secteurs comme la restauration ou les spectacles sont au bord de la rupture. Les images venues de Grande-Bretagne, Suisse ou Belgique rouvrant leurs lieux de vie n'arrangent rien. « Mieux vaut ouvrir avec des contraintes sanitaires que ne pas ouvrir du tout », a encore plaidé lundi le président du Medef, Geoffroy Roux de Bezieux.

En visioconférence avec des maires jeudi, le chef de l'Etat a évoqué, comme pour les autres déconfinements, des étapes successives, avec une observation de trois semaines avant de passer à la suivante. Les commerces doivent rouvrir mi-mai. Des musées et terrasses aussi.

En attendant, l'exécutif tient à donner de bonnes nouvelles. Malgré des bugs, la campagne vaccinale accélère. Jeudi, le cap des 12 millions de primo-injections a été atteint, soit 2 millions de plus que prévu, a annoncé Jean Castex. La France recevra 7 millions de doses supplémentaires du vaccin Pfizer au deuxième trimestre. Des créneaux dédiés vont être ouverts ce week-end pour certaines professions, dont les enseignants et les policiers de plus de 55 ans. Le gouvernement prévoit toujours 20 millions de première injection à la mi-mai et 30 à la mi-juin.

« L'idée est d'indexer le calendrier d'ouverture sur la stratégie vaccinale et non plus sur le nombre quotidien de contaminations. Les Français ont intégré le calendrier de réouverture mais ils n'y croient pas ; donc on doit leur montrer que ça marche », soutient-on à l'Elysée.

Sa montée en puissance se heurte néanmoins à l'inconnue des variants, à commencer par le brésilien. Après la fermeture des liaisons aériennes avec le Brésil, la France devrait cibler lundi d'autres pays. Emmanuel Macron a prévu de s'exprimer d'ici à la fin avril.

Une certitude, la sortie complète de la crise sanitaire ne sera pas effective avant l'été. « On aura probablement à l'automne de nouveau une circulation virale importante, mais on aura une large population vaccinée. Je vois une sortie de crise définitive plutôt en 2022 », a indiqué lundi sur TF1 Jean-François Delfraissy, le président du Conseil scientifique.

La Voix du Nord : Déconfinement et réouvertures: un calendrier de quatre phases, toutes les trois semaines «si tout va bien»

Emmanuel Macron a indiqué jeudi soir qu’une réouverture progressive est envisagée, par étapes « toutes les trois semaines si tout va bien ». Cette gradation permettra de « voir comment ça se passe » avant d’enchaîner sur l’étape suivante, se serait justifié le chef de l’État.

Première date : le 26 avril, avec le retour des écoliers en classe

Les établissements scolaires devraient rouvrir aux dates prévues (26 avril pour les écoles et crèches et 3 mai pour les collèges et lycées). (…)

Le week-end des 24 et 25 avril signera ainsi la fin de ces vacances scolaires confinées. Il existera une tolérance dans les déplacements, mais seulement pour ceux qui reviendront d’un confinement passé chez les grands-parents ou dans une maison secondaire.

Mi-Mai : une première phase avec les terrasses et des musées, et certains commerces ?

Le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal a confirmé que « certains lieux culturels et certaines terrasses rouvriront à la mi-mai ». « C’est l’échéance sur laquelle nous travaillons ». Sont concernées d’abord les terrasses, les musées et certaines activités plein air.

La réouverture des terrasses ne suffira pas pour relancer l’activité économique des restaurateurs, aurait aussi convenu le président : des aides gouvernementales seraient maintenues pendant deux mois.

Côté commerces, « nous ferons tout ce qui est possible d’abord pour nous débarrasser du virus, et ensuite pour engager à la mi-mai la réouverture progressive d’un certain nombre de commerces », a expliqué Bruno Le Maire jeudi soir sur France2 (…).

Début juin : des jauges dans les restaurants ?

Aucune date n’a été donnée précisément pour la réouverture des restaurants. (…) Pourtant il serait question d’autoriser en juin la réouverture progressive des salles fermées avec des jauges très limitées.

Jusqu’à la mi-juillet

« Le président a donné un cap : certains lieux culturels et certaines terrasses rouvriront à la mi-mai. Par la suite, l’augmentation du nombre de personnes vaccinées nous permettra d’autres réouvertures, progressivement. Nous emploierons des critères rationnels, de bon sens, en distinguant les lieux extérieurs et intérieurs, ceux où l’on circule ou pas, ceux où il est nécessaire de retirer son masque », a détaillé Gabriel Attal. Le calendrier devrait ainsi s’étaler jusqu’à la mi-juillet.

Le HuffPost : Avec le déconfinement, la France se dirige-t-elle vers un scénario à l'américaine ?

“Vacciner, vacciner, vacciner.” Le 31 mars dernier, au cours de l’allocution durant laquelle il annonçait un troisième confinement national pour faire face à une nouvelle flambée de l’épidémie de covid-19, Emmanuel Macron promettait malgré tout l’arrivée prochaine de “jours meilleurs”. Et cela grâce à une stratégie : la vaccination de masse. 

Deux semaines plus tard, ce jeudi 15 avril, une réunion à laquelle participaient le chef de l’État et une dizaine de ministres se tenait, avec pour objectif de préparer l’allègement progressif des mesures sanitaires et donc le déconfinement.

Pourtant, et alors que la situation sanitaire du pays est toujours particulièrement tendue pour les personnels de santé et que le pic des hospitalisations n’a pas encore été atteint d’après le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal, ce n’est pas parce que la France se déconfinera qu’elle sera tirée d’affaire. Et à cet égard, l’exemple des États-Unis est éloquent. 

Outre-Atlantique, selon les données collectées par le New York Times et l’Université d’Oxford, ce sont 59 doses de vaccin qui ont été injectées pour cent habitants (contre 23 en France). Partout dans le pays, les habitants peuvent petit à petit retrouver les tables de leurs restaurants préférés, les boutiques accueillent à nouveau du public, les supporters peuvent retourner dans les stades de baseball ou les salles NBA, et les Américains se remettent même à voyager à l’intérieur de leurs frontières. Un retour à la vie d’avant qui semble logique quand on sait que certains États proposent désormais la vaccination à tous les adultes dès 16 ans et que le président Biden a doublé l’objectif initial de 100 millions de vaccinés au cours des cent premiers jours de son mandat à la Maison Blanche. 

Et pourtant, il y a un hic, qui peut se résumer ainsi : les courbes ne baissent pas. Aux États-Unis, depuis la fin du mois de mars, le nombre de cas de coronavirus enregistrés quotidiennement est même reparti à la hausse. Et cela pour une raison simple : à mesure que la part de la population vaccinée augmente, l’attention portée aux gestes barrière et à la distanciation sociale se relâche. Notamment chez les publics moins directement menacés par la maladie, ce qui se traduit par une déportation des contaminations chez les jeunes. 

Or à cet égard, la France a déjà prouvé qu’elle était prompte au relâchement. (…) Dans son baromètre sur le coronavirus du 31 mai, Ipsos constatait ainsi une inquiétante baisse de l’attention réservée aux gestes barrière : le fait de se laver les mains plusieurs fois par jour ne concernait plus que 60% des Français (…). Et un chiffre de l’enquête symbolisait cette idée de relâchement : l’épidémie n’était plus le sujet de préoccupation principale que de 56% des Français, le niveau le plus bas depuis le début de l’épidémie. 

Un constat à garder à l’esprit an plus tard. D’autant qu’en ce printemps 2021, un nouveau risque guette la population en cas de déconfinement : la présence de variants plus contagieux et parfois même résistants à certains vaccins.

Car d’autres exemples que celui des États-Unis existent dans des pays qui ont largement vaccinés, mais qui voient tout de même le nombre de contaminations repartir à la hausse. C’est le cas du Chili, où le vaccin utilisé (le chinois Sinovac) n’est efficace qu’à 54,4% contre le coronavirus deux semaines après avoir reçu la deuxième dose. Un niveau de protection insuffisant pour garantir le contrôle de l’épidémie si les gestes barrières se relâchent. En France, les vaccins utilisés sont bien plus efficaces, mais des variants résistants pourraient représenter des trous non négligeables dans la raquette. (…)

Enfin, le dernier paramètre à garder à l’esprit au regard de ces précédents étrangers est celui des couches de la population vaccinées. Aux États-Unis, on l’a dit, la contamination est notamment repartie à la hausse chez les plus adolescents et les jeunes adultes. Un risque qui existe encore plus fortement en France, où la vaccination ne concernera à partir du 16 avril -pour les personnes ne présentant pas de comorbidités et n’appartenant pas aux publics prioritaires- que les plus de 60 ans. Ce qui laisse une très large part de la société non protégée, et donc à risque en cas de relâchement généralisé des gestes barrière. 

RTL.fr : Déconfinement : où en sont les autres pays d'Europe ?

Les premières images d'Anglais de nouveau dans les pubs après des mois de confinement ont fait le tour du monde, offrant une dose d'optimisme alors que l'épidémie continue de paralyser de très nombreux pays. Avec un nombre de contaminations en chute depuis plusieurs semaines (2.471 cas ont été enregistrés ce mardi 13 avril, contre 39.113 en France), et une campagne vaccinale bien avancée (plus de 32 millions de sujets du Royaume-Uni ont déjà reçu au moins une injection), le pays est un des premiers à voir le bout du tunnel.

À l'Est, les Allemands avaient prévu de déconfiner début mars. Un projet de courte durée : dès le 13 mars, une majorité de régions décidait de refermer les écoles, et plusieurs d'entre elles ont décidé dans les jours suivant de mettre en place un couvre-feu. La chancelière, Angela Merkel, tente désormais de généraliser les restrictions sanitaires dans l'ensemble du pays, une initiative rendu compliquée par le système fédéral allemand. Le parlement va voter sur une loi qui imposerait des mesures supplémentaires aux régions dès lors que leur taux d'incidence dépasse les 100 cas pour 100.000 habitants.

Ailleurs, les mesures sont levées de façon très progressive. En Italie, six régions sont passées, le 9 avril, d'un classement en zone "rouge" à zone "orange", ce qui autorise une réouverture de certains commerces non-essentiels, mais ne permet pas la réouverture des bars ou restaurants

En Espagne, où la gestion épidémique se fait localement, les restaurants ont l'autorisation d'ouvrir - avec un couvre-feu - dans de très nombreuses zones. Les inquiétudes n'ont cependant pas disparu : la Catalogne a par exemple décidé de d'interdire les entrées et sorties de la région depuis le vendredi 9 avril.

Le Dauphiné Libéré : On déconfine progressivement en Suisse, au Portugal ou en Belgique

Lever de la fonte à la salle ou reprendre ses cours de fitness, retrouver le chemin des cinémas, théâtres et salles de concert, prendre un café noir au comptoir ou siroter un soda en terrasse… Ce n'est pas pour demain même si le bout du tunnel ne doit pas être loin maintenant. (…) En Suisse, au Portugal, en Grèce ou en encore en Belgique, il a été décidé d'amorcer un déconfinement progressif.

En Suisse, on assouplit les mesures de restrictions

La Suisse a annoncé mercredi l’assouplissement de ses mesures de restrictions pour limiter la propagation du Covid-19 et ce, alors que la situation épidémiologique s’est détériorée ces dernières semaines. À compter du 19 avril, "il sera de nouveau possible d’organiser des manifestations accueillant du public", les activités sportives et culturelles à l’intérieur seront autorisées et les restaurants pourront rouvrir leurs terrasses, a indiqué le Conseil fédéral dans un communiqué.

Le taux d’infections quotidiennes est à peu près équivalent à celui que l’on trouve en Italie et en Allemagne, mais il est inférieur à la moyenne de l’Union européenne et trois fois inférieur à celui de la France.

Alors pourquoi assouplir les restrictions ? "C’est vraiment une question de confiance entre nous", a expliqué Alain Berset, le conseiller fédéral en charge de la santé.

Pour défendre sa position, le gouvernement argumente que la campagne de vaccination avance bien : la Suisse -qui compte environ 8,6 millions d’habitants- a administré 1,8 million de doses de vaccins et 686 000 personnes ont eu leurs deux doses de vaccin Pfizer/BioNTech ou Moderna. C’est l’un des taux de vaccination les plus élevés d’Europe.

Pour l'heure, le télétravail est maintenu quand il est possible alors que les boîtes de nuit et l'intérieur des restaurants ne sont toujours pas rouverts au public.

Au Portugal, déconfinement mais maintien de règles fermes

Après deux mois de confinement, le Portugal a autorisé la réouverture de nombreux sites culturels ou commerciaux. Depuis le lundi 5 avril, les musées et des monuments, les commerces de moins de 200m², les collèges, mais aussi les terrasses ont retrouvé leur configuration d'avant les restrictions sanitaires.

Une éclaircie conditionnée au maintien de règles sanitaires strictes : ni cours collectifs, ni rassemblements de plus de quatre personnes à table. Des annonces importantes ont aussi été faites : un depistage de masse et un plan de vaccination pour le personnel enseignant.

En Grèce, on prend rendez-vous avant de faire ses courses

En Grèce, les magasins de détail ont rouvert dès lundi 5 avril. De quoi permettre à la population "de décompresser" a expliqué le gouvernement, mais surtout une mesure qui doit aussi permettre la relance économique d'un pays qui pâtit de l'arrêt du tourisme.

Pour entrer dans une boutique, il faut avoir pris rendez-vous avant. Et pas plus 20 personnes à la fois dans les gros magasins.

La Belgique a rouvert ses frontières

Cela avait provoqué de nombreuses réactions quand la Belgique avait décidé, fin janvier, de fermer ses frontières aux étrangers.  

Depuis le lundi 12, les touristes peuvent de nouveau entrer en Belgique, a annoncé ce mercredi le Premier ministre Alexander De Croo.

Néanmoins, les voyageurs devront faire l’objet d’"un suivi très strict".

16 avril 2021