Le gouvernement veut de nouveau suspendre le jour de carence

05 mai 2021

Le gouvernement vient de déposer un amendement au projet de loi de gestion de la sortie de crise sanitaire pour prolonger, du 1er juin au 31 octobre prochain, la suspension du jour de carence.

Un choix de date qui interroge, comme les modalités de rémunérations des agents mobilisés dans la campagne de vaccination.

« Afin d’accompagner la sortie de crise sanitaire et poursuivre la stratégie « tester-alerter-protéger » », le gouvernement vient de déposer un amendement au projet de loi de gestion de la sortie de crise sanitaire pour suspendre de nouveau l’application du jour de carence dans la fonction publique jusqu’au 31 octobre prochain.

La base légale actuelle ne le permettait que jusqu’au 1er juin (date de fin de l’état d’urgence sanitaire). Cette dérogation ne concerne que les agents publics en congés de maladie directement liés au Covid-19 ​[…]

Johann Laurency (FO) regrette que perdure « cette méthode bizarre consistant à repousser à coups de décrets, depuis plusieurs mois, cette mesure dérogatoire ». Avant d’ajouter : « Mais c’est mieux que rien. Nous [comme les autres syndicats], on réclame tout bonnement l’abrogation du jour de carence. » Lucide, Johann Laurency a plus d’espoir de voir figurer cette mesure dans les futurs accords collectifs. « Cela peut très bien s’acter dans ce cadre. Mais encore une fois, cela serait octroyé au bon gré des collectivités. Il vaut mieux inscrire le principe dans le statut pour qu’absolument tous les agents puissent en bénéficier. »

​[…] Restent les questions de la reconnaissance et des équipements de protection des agents mobilisés. Il y a quelques jours, le gouvernement a communiqué les modalités de mobilisation et de rémunération des agents souhaitant participer à la campagne de vaccination en centre de vaccination public 

Johann Laurency fulmine : pour lui, la prise de risques n’est pas reconnue à sa juste valeur. Par exemple, dans la FPT, le régime reste « normal » quand les agents se mobilisent sur leur temps de travail. En dehors de ce dernier, si le centre de vaccination relève de l’employeur habituel, il y a réallocation du temps de travail ou d’heures supplémentaires pour les agents des catégories B et C, et réallocation du temps de travail ou du régime indemnitaire pour les agents de la catégorie A. « Il est incroyable de se reposer encore sur le régime indemnitaire !  » s’agace Johann Laurency.

[…]

Extrait article*
La Gazette des Communes
du 4 mai 2021
* disponible dans son intégralité  ICI (en Actualités de l'espace SYNDICAT)