Trop de travailleurs pauvres ne mangent pas à leur faim
07 juillet 2026
Comme chaque année, Ipsos et l’Association nationale des épiceries solidaires (Andès) ont interrogé un échantillon représentatif de 1 000 travailleurs pauvres ou précaires à propos de leur alimentation.
Résultat : 1 travailleur pauvre sur 2 déclare se restreindre sur les quantités de nourriture.
Selon cette enquête, 49 % sautent plusieurs repas par semaine et 19 % le font souvent ou très souvent (contre 16 % en 2025) et 27 % se sont déjà sentis obligés de récupérer de la nourriture – restes de cantine ou nourriture jetée, par exemple – (contre 30 % en 2025).
Des familles sous pression
Par ailleurs, 37 % de ceux qui sont parents déclarent être souvent contraints de restreindre leurs enfants pour des raisons économiques (contre 33 % en 2025) et 14 % ne peuvent souvent ou très souvent pas les faire manger à leur faim, tandis que 13 % sont contraints de leur faire sauter des repas. L’enquête révèle également que 54 % des parents se passent de repas pour permettre à leurs enfants de manger, 31 % le faisant souvent ou très souvent (contre 22 % des parents travailleurs pauvres ou précaires).
Parmi les foyers monoparentaux, 66 % sont contraints de se restreindre à propos de leur alimentation en raison de leur situation financière (contre 57 % en 2025, et 49 % de l’ensemble des parents travailleurs pauvres ou précaires).
Face à ces situations dramatiques, comment ne pas rappeler la pertinence des revendications de FO pour des emplois non plus précaires mais pérennes, permettant à chaque travailleur de vivre dignement de son salaire.
Ce qui implique aussi des augmentations massives.
7 juillet 2026
Sandra Déraillot
Journaliste à l’InFO militante