Les emballages alimentaires, dangereux pour la santé ?

Rédigé le 11/08/2025

Selon une étude parue dans le Journal of Exposure Science and Environmental Epidemiology, plus de 3 000 substances chimiques présentes dans les emballages en contact avec les aliments ont été retrouvés dans le corps humain. Un chiffre 2 fois plus important que ce que suggéraient de précédentes estimations...

Ces substances incluent des pesticides, des métaux lourds et des polluants persistants. Certaines de ces substances sont particulièrement dangereuses pour la santé, étant cancérogènes, mutagènes ou toxiques pour la reproduction.

Les services de la répression des fraudes avaient déjà rapporté en début d'année les résultats d'une enquête sur les contenants alimentaires utilisés sur toute la chaîne de production, depuis le fabricant ou l'importateur jusqu'au distributeur, comme les commerces de bouche et l'industrie agroalimentaire : barquettes plastiques, boîtes à pizza et autres matériaux qui entrent en contact des denrées alimentaires. Au terme de cette enquête, 20 % en moyenne des produits utilisés n'étaient pas conformes et susceptibles de présenter un danger pour la santé en raison de la migration de substances provenant du matériau vers l'aliment.

Des sources majeures de contamination chimique

La quantité de produits chimiques pouvant infiltrer le corps dépend du type d'emballage mais aussi du type d'aliment. Les emballages en plastique, papier et carton recyclé constituent ainsi des sources majeures de contamination chimique. Certains facteurs peuvent augmenter les risques de contamination, comme une température élevée par exemple. Les experts conseillent donc notamment d'éviter de passer des aliments à emporter au micro-ondes. Les aliments riches en matières grasses sont plus à risque que les autres.

L'AFOC rappelle aux consommateurs de rester vigilants sur l'utilisation de ces contenant et de limiter leur usage. Elle demande également aux professionnels de mieux tester les emballages alimentaires utilisés dans le commerce et aux décideurs publics de mettre en place de nouvelles réglementations afin de minimiser l'exposition à ces produits chimiques.

AFOC