Pouvoir d’achat : la rentrée des exigences

Rédigé le 21/10/2026

La rentrée sociale s’ouvre, une nouvelle fois, sous le signe du pouvoir d’achat. Et il ne suffit pas de constater que l’inflation ralentit pour prétendre que la situation s’améliore. Les prix ont augmenté, ils restent élevés et ce sont les ménages qui continuent d’en payer la facture.

Alimentation, énergie, assurances, transports, logement : les dépenses contraintes ont pris une place toujours plus importante dans les budgets. Pour beaucoup, il ne s’agit plus de choisir entre ce qui est souhaitable et ce qui est superflu, mais entre ce qui est nécessaire et ce qui devra attendre. L’Afoc refuse cette banalisation des renoncements.

Pendant ce temps, les consommateurs sont trop souvent confrontés à des contrats incompréhensibles, à des tarifs difficiles à comparer, à des hausses qu’ils ne peuvent contester et à des pratiques commerciales qui exploitent leur manque de temps, d’information ou de moyens.

Agir sur le pouvoir d’achat, c’est d’abord agir sur les dépenses contraintes. C’est renforcer les contrôles lorsque les prix ou les pratiques commerciales ne sont pas justifiés. C’est garantir une information claire et loyale. C’est rendre les comparaisons réellement possibles.

C’est simplifier les contrats et les résiliations. C’est donner aux consommateurs les moyens de faire respecter leurs droits.

Et c’est aussi s’attaquer aux déséquilibres de marché. L’Afoc refuse une économie dans laquelle le consommateur serait systématiquement celui qui doit s’adapter : s’adapter aux hausses de tarifs, aux clauses contractuelles, aux changements d’offres, aux frais supplémentaires, aux abonnements impossibles à comprendre ou aux services qui se dégradent alors que leur prix augmente. Ce n’est pas au consommateur de payer le prix de tous les déséquilibres.

Défendre le pouvoir d’achat, ce n’est pas seulement défendre un niveau de vie. C’est défendre la liberté de choisir. C’est défendre la dignité. C’est défendre l’égalité.

L’Afoc est dans l’attente d’engagements mesurables sur les dépenses contraintes, la protection des consommateurs, la transparence des prix, la régulation des pratiques commerciales et l’accès aux services essentiels.

La rentrée doit donc être celle des exigences : transparence, protection, justice, résultats.

Édito Cahiers de l'AFOC
de Septembre-Octobre