Fin 2025, l’Union est contactée comme il se doit par la direction des services funéraires de la ville de Paris dans le cadre de l’organisation d’élections professionnelles, à la suite de la mise en place d’une union économique et sociale (regroupement de plusieurs structures de la Ville de Paris, en lien direct avec l’activité funéraire).
C’est avec un appui sans faille de l’UD 95, et particulièrement de notre camarade François GRASSA, en charge de la négociation de protocoles d’accords préélectoraux) que nous partons négocier, fin octobre, les contours de cette élection - effective mi-janvier. Nos demandes ayant été entendues, nous signons le « PaP » et dès le lendemain, partons en prospection syndicale pour la constitution de nos listes. Travail de terrain et de prospection où nous mêlons rencontres physiques et communication par voie dématérialisée, sur une terre « ex-CGT ». Nous déposons mi-décembre notre liste.
Une victoire sans appel
Le lendemain du dépôt, nous sommes contactés par la direction des services funéraires qui indique que nous avons « parfaitement réussi notre coup » ! Effectivement, bien que lors de la négociation du PaP, trois organisations étaient présentes (UNSA, CFE/CGC et FO), nous étions la seule à avoir déposée une liste au premier tour. De fait, notre organisation syndicale allait bénéficier de 100 % de représentativité, nous positionnant pour les quatre ans à venir comme le seul interlocuteur pour la négociation et la signature des accords de groupe pour les SFVdP. Score « magique », presque troublant, mais qui est le résultat d’une présence de terrain et d’une reconnaissance de notre organisation dans le secteur de la convention collective des métiers du funéraire et des agents du secteur public.
Cette position « ultra » dominante de FO dans cette structure publique est aussi le signe qu’aucune porte ne nous est fermée, y compris lors de créations de structures.
Nous allons d’ailleurs nommer, notre camarade Levy CHOUCOUTOU, représentant syndical, qui sera la courroie de transmission entre notre représentation FO et l’Union, dans le décryptage des futurs accords proposés par la direction.
Cela illustre la continuité de l’implantation de notre organisation par l’Union dans le paysage des services funéraires français.
Il est à retenir qu’aucun collège représentatif n’est fermé à FO, pour peu que l’on y trouve les bons mots et motive les bons interlocuteurs !
Cassons les tabous !
S’il y a bien un « tabou » qui persiste et qui « signe » au cœur de notre organisation syndicale, c'est bien notre positionnement et représentativité au cœur du collège des cadres et catégorie A.
« A cœur vaillant, rien d'impossible ! »
Plusieurs résultats électoraux professionnels en sont la démonstration. Il y a deux ans, un indicateur fort lors des élections professionnelles dans le groupe leader du funéraire en France (OGF-PFG) de plus de 6000 salariés, avait porté à plus de 10 % notre représentativité cadre, dès le premier tour des élections, nous permettant ainsi la désignation de représentants et délégués syndicaux dans les instances de négociations du groupe. Une première en 30 ans d’existence syndicale dans cette entreprise !
La cloche de la victoire a sonné et de la plus belle manière : cet automne, dans l’une des entreprises majeures du secteur sur le Bassin parisien, le Groupe Funecap-Holding - siège social de la société funéraire Funecap-France à Montparnasse - fort de 130 personnes (tous cadres de catégorie A).
En effet, nos deux camarades, Emmanuel BEC et Samia SERIDJ-BOUKAZIA, sont élus lors d’une élection à 3 listes (FO-CFE/CGC et CFDT) avec 63.26 % de représentativité. Ce score reflète tout simplement l’engagement total de nos camarades depuis des années avec l’Union, pour promouvoir un dialogue social riche de diversité et de propositions innovantes, au cœur des préoccupations des personnels cadres.
Avec plus de 50 % de représentativité (63.29 %), FO devient l’unique interlocuteur de la direction pour la négociation et la signature des prochains accords d’entreprise pour les quatre prochaines années. Cette position majoritaire place FO comme un interlocuteur majeur dans un groupe qui, au niveau national, possède un effectif de plus de 1500 agents.
OUI ! Une représentation cadres FO dans les collectivités est possible, il est nécessaire d’y croire et d’y travailler !
La Tribune FO
Mars 2026