Les jeunes et le syndicalisme : un renouveau dans l'engagement militant ?

Rédigé le 10 novembre 2022

C'est en tout cas ce que nous vivons à l'UNSF avec l'arrivée croissante de nouvelles adhésions, tant dans les grands groupes funéraires que dans les PME.

Le profil de nos nouveaux camarades

Des jeunes entre 25 et 40 ans, investis dans leurs missions professionnelles, avec un réel esprit d'entreprise, qui ne se résignent pas à voir leurs conditions et leur outil de travail se détériorer à cause de directions animées trop souvent par de seuls objectifs financiers.

Leur revendication : Remettre l'humain au cœur de nos métiers du funéraire.

Une énergie à capter

L'UNSF œuvre en permanence pour que toute décision l'engageant soit prise par une collégiale de camarades investis. Ce militantisme participatif et actif, le mandat donné, est la clef de voûte de son action.

Nos jeunes en sont demandeurs et ils apprennent vite, notamment grâce à l'accompagnement des aînés, les formations du CFMS et la COVID 19 qui nous a appris à travailler en groupe à distance (plus besoin d'attendre une A.G. pour débattre !).

L'accompagnement

Dans des entreprises bien souvent établies sur toute la France, les délégués syndicaux de l'UNSF ne comptent pas les kilomètres engloutis chaque année pour être présents sur les territoires afin d'implanter et d'accompagner les nouveaux militant(e)s. Un remerciement particulier pour les U.D. et leur qualité d'accueil.

A l'Union, un militant n'est jamais seul à porter ses revendications ; un délégué sera toujours à ses côtés !

Pour illustrer tout cela, deux de nos délégués syndicaux, Séverine LA ROCHE et Xavier BOUTET, sont allés à la rencontre de nos militants nordistes, afin de les soutenir dans leur action syndicale au sein de leur structure de travail. Tous nos remerciements à Fabian FALCON pour son investissement ces dernières années, et bienvenue à Emilie TROUILLET dans notre équipe !

L’Union et les salaires de branche

Le 18 octobre, dans les locaux de la Confédération des professionnels des métiers du funéraire, à Paris, s’est tenue une deuxième journée de négociations de branche sur les salaires et rémunérations des métiers du funéraire.

En effet, sous les coups de boutoir de l’inflation et après des mises en garde répétées de la part de notre organisation et de nos camarades des autres organisations représentatives, le patronat revient à la table des négociations salariales.

Malheureusement, le fossé creusé depuis des années par les employeurs refusant d’augmenter de façon honnête et loyale les personnels de cette branche d’activité, met au jour une crise majeure dans la perte du pouvoir d’achat et ouvre le champ de l’appauvrissement des salariés de ce secteur, face à l’inflation actuelle.

C’est au minimum une revalorisation de 8 % des premiers niveaux de grilles, ainsi que des mécanismes fins d’assouplissement des écarts dans les grilles (pour en éviter le tassement) de 1.5 %, qui est demandé.

Sans ces mécanismes à effet rétroactif au 1er janvier 2022 - demande de notre organisation - il n’y aura aucune justice salariale dans l’activité funéraire.

La grande fébrilité des organisations patronales s’est fortement ressentie

Elles ont tour à tour quitté la table des négociations durant de longues minutes pour revenir en début d’après-midi, sans avoir la capacité de faire de nouvelles propositions. C’est sur un constat d’échec que cette journée s’est ponctuée et le choix d’une troisième journée de négociation a été proposé par notre organisation. Ainsi, nous avons refixé en intersyndical la date du 7 novembre pour une ultime tentative d’accord.

Les organisations patronales seront-elles enfin à la hauteur de nos revendications bien légitimes ?

Déjà l’an dernier, pour rappel, les négociations s’étaient soldées par un PV de désaccord ;
un seul syndicat minoritaire ayant signé « l’aumône patronale ».

L’Union sur tous les fronts

Conviée en tant que syndicat représentatif au sein de la branche des métiers des services funéraires par le Ministère de l’Intérieur, l’Union a participé au premier groupe de travail le 6 octobre sous la direction de M. Jean-Marc ISSERT, chargé de mission au bureau de la planification des exercices et de retours d’expérience dans la gestion des crises, dans les locaux de la place BEAUVAU à Paris.

En effet, les différents événements sanitaires depuis 2003 et la « canicule » ayant entraînée une vague de décès massifs, les événements tragiques de 2015 au Bataclan, ainsi que la pandémie de COVID, ont fait apparaître le vide et les carences du plan ORSEC « DECES MASSIFS de 2005 ». C’est donc une refonte complète que le ministère veut orchestrer et bien évidement, notre organisation syndicale y est pleinement associée.

Fort de son implantation dans cette branche professionnelle, c’est notre camarade Bruno GRENIER qui, par le biais de l’Union, représente notre Fédération et porte la voie expérimentée de nos agents des services publics et du secteur privé.

Dès les premiers échanges, notre attention s’est portée sur la protection et les conditions de travail d’agents en milieu dégradé et/ou en haute intensité, la préservation de conditions de travail « acceptables », ainsi que les clauses restrictives quant à d’éventuels aménagements du temps et des conditions de travail qui ne peuvent être que provisoires et concomitantes avec la situation de crise. En aucun cas, des aménagements sur le code du travail ne peuvent devenir en dehors du temps de gestion d’une situation ponctuelle, une arme pour l’employeur.

Le groupe de travail évalue à une année complète, la durée nécessaire pour la réévaluation du schéma et la réécriture d’un document abouti.

Photo : De gauche à droite : Emilie TROUILLET, Xavier BOUTET, Fabian FALCON et Séverine LA ROCHE