« Le 13 janvier, nous avons tenu un meeting réussi : une salle engagée, des échanges francs, une détermination intacte. Ce moment fort doit désormais se transformer en dynamique collective car le 10 décembre prochain se joueront les élections professionnelles, et nous devons nous préparer dès aujourd'hui !
Les raisons de porter notre mécontentement sont nombreuses. Elles sont légitimes. Elles sont justifiées.
Le contexte budgétaire que nous vivons est grave
Grave pour les agents publics
Grave pour le service public
Grave pour la démocratie sociale
Depuis des années, le passage en force est devenu une méthode de gouvernement : ordonnances, recours répétés au 49.3, lois financières imposées sans véritable débat. Le Projet de Loi de Finances et le Projet de Loi de financement de la Sécurité sociale n'échappent pas à cette logique. On contourne le Parlement, on écarte les organisations syndicales, et l'austérité devient la seule boussole.
Derrière ces textes, ce sont nos salaires, nos conditions de travail,nos emplois et la formation des agents qui sont attaqués : baisse de dotations, suppressions de postes, services à flux tendu. On parle même de supprimer le 1er mai, symbole mondial des travailleurs !
On tente également de retirer 45 millions d'euros au CNFPT, affaiblissant encore la formation des agents territoriaux.
Dans la Fonction publique territoriale, les conséquences sont visibles partout : gel du point d'indice, grilles indiciaires écrasées au niveau du Smic, suppression de la Gipa, réforme injuste des arrêts maladie, explosion du recours aux contractuels. Certains territoires comptent jusqu'à 65% de contractuels. Voilà jusqu'où va la précarisation !
Parallèlement, un nouveau texte visant la "simplification" prépare encore des transferts de postes de l'État vers les collectivités, alors même que l'on nous répète sans cesse qu'il faudrait supprimer des emplois dans la territoriale ; une contradiction de plus, au détriment des agents.
Pourtant, ce sont toujours les mêmes qui tiennent la République debout !
Les agents territoriaux ne sont ni le problème, ni la variable d'ajustement. Ils sont la solution ! Ils sont le service public !
Face à cela, Force Ouvrière porte des revendications claires :
➢ revalorisation du point d'indice
➢ rétablissement de la Gipa
➢ réforme des grilles indiciaires
➢ abrogation de la réforme des retraites
➢ fin de la perte de 10% en arrêt maladie
➢ plan de titularisation des contractuels
➢ moyens renforcés pour les collectivités et pour la formation
Mais au-delà des revendications, il y a un enjeu majeur : notre représentativité
En 2026, notre organisation syndicale doit prendre toute la place qui est la sienne dans la Fonction publique territoriale et gagner en représentativité. Défense, solidarité, liberté et indépendance sont les valeurs qui nous représentent, celles qui parlent aux agents.
FO est un syndicat libre, indépendant et combatif. Nous ne faisons pas du syndicalisme de façade. Nous occupons le terrain, nous dénonçons les conditions de travail inacceptables, nous combattons la précarisation, nous défendons chaque agent.
Dès maintenant, nous devons nous mobiliser : construire nos listes, renforcer nos équipes, porter le cahier revendicatif partout, localement comme nationalement. Convaincre, expliquer, rassembler.
Le 10 décembre ne sera pas une date comme les autres mais un moment de vérité. Alors avançons ensemble : ORANISONS-NOUS, MOBILISONS-NOUS»
Laurent MATEU
Secrétaire Général de la branche des services publics FO