SURCOTISATION

15 février 2024

Depuis le 1er janvier 2004, le fonctionnaire à temps partiel ou à temps non complet peut demander à surcotiser.

Cette possibilité lui permet de prendre en compte la période correspondante dans la pension, comme du temps plein ou du temps complet (décret n° 2003-1306 du 26 décembre 2003, article 14). En contrepartie, il doit verser à la CNRACL une seule retenue pour pension à un taux particulier.

Cas particuliers

  • Pour le fonctionnaire handicapé dont l’incapacité permanente est au moins égale à 80%, les services non travaillés sont pris en compte dans la limite de 8 trimestres. Dans ce cas, il n’y a pas de surcotisation. Le fonctionnaire est redevable de la retenue au taux normal appliquée sur le traitement brut indiciaire, y compris la NBI et le CTI, correspondant à celui d’un fonctionnaire de même grade, échelon et indice travaillant à temps plein. Cette disposition ne concerne pas le fonctionnaire ayant la qualité de travailleur handicapé au sens de l’article L5213-1 du code du travail.

  • Pour les fonctionnaires qui bénéficient d’un temps partiel de droit pour élever un enfant né à compter du 1er janvier 2004, les services non travaillés sont pris en compte à titre "gratuit" dans la limite de 12 trimestres par enfant. Il n'y a pas de surcotisation. Le fonctionnaire cotise au taux normal sur la base de la seule quote-part travaillée.

Durée maximale de surcotisation

La prise en compte de cette durée non travaillée dans la pension est limitée à 4 trimestres. Par conséquent, le temps maximum pendant lequel le fonctionnaire exerçant par exemple ses fonctions à temps partiel peut surcotiser, diffère selon la quotité de travail choisie : 

Quotité de travail 

Temps maximum de surcotisation

50 %

2 ans

60 %

2 ans 6 mois

70 %

3 ans 4 mois

80 %

5 ans

90 %

10 ans

 
15 février 2024
Source CNRACL