Des droits à défendre, une dignité à respecter !

Rédigé le 30/06/2026

Les assistants familiaux ne doivent plus être invisibles dans la fonction publique territoriale : leur droit syndical et leur droit de grève existent, et FO en fait un levier de protection, de reconnaissance et de dignité au travail. Le Code de l’Action sociale et des familles reconnaît le droit syndical aux assistants familiaux, et prévoit même que l’employeur organise et finance l’accueil des enfants pendant l’exercice d’un mandat syndical ou représentatif.

Un métier au cœur du service public

Les assistants familiaux assurent une mission essentielle de protection de l’enfance, dans des conditions humaines et professionnelles souvent très fragiles. Pourtant, leur statut reste trop souvent mal compris, y compris par certains employeurs qui oublient que le respect du droit syndical fait partie du respect du salarié. Pour FO, il n’est pas acceptable que l’on demande à ces personnels de porter seuls les conséquences de l’organisation du service, alors que l’employeur doit garantir les moyens nécessaires à la continuité de l’accueil.

Des droits à faire vivre

Les assistants familiaux peuvent se syndiquer, participer aux heures d’information syndicale, bénéficier de formations syndicales et exercer des mandats sans être pénalisés. Le droit de grève leur est reconnu, même si son exercice demande prudence et préparation, notamment pour éviter que la charge de l’organisation repose une fois de plus sur le salarié. En cas de conflit collectif, c’est à l’employeur de prévoir les solutions de relais pour les enfants, pas au salarié de sacrifier ses droits.

Exiger le respect

FO doit porter une revendication claire : aucun assistant familial ne doit subir de pression, de discrimination syndicale ou de menace sur son agrément parce qu’il défend ses droits. Une grève bien préparée, annoncée et documentée, protège le salarié et renforce le rapport de force collectif. C’est pourquoi il faut informer, organiser, relayer et soutenir les mobilisations, tout en rappelant que la sécurité et l’intérêt supérieur de l’enfant doivent être garantis par l’employeur.

Une bataille syndicale

La reconnaissance des assistants familiaux passe par des droits effectifs, des moyens concrets et une véritable considération de leur rôle dans le service public territorial. FO doit continuer à exiger le respect du droit syndical, des autorisations d’absence, de la formation et du droit de grève, sans faire peser sur ces professionnels le coût des dysfonctionnements de l’employeur. Défendre les assistants familiaux, c’est défendre le service public, la protection de l’enfance et la dignité du travail.

La Tribune n° 407 - Juin 2026